Belgique : la loi anti-tabac enfonce les casinos

Après diverses luttes menées contre la consommation de tabac dans les lieux publics, un bon nombre de législateurs dans le monde ont fléchi. Tel est le cas de celui de la Belgique. La loi anti-tabac a, certes, fait du bien à la santé public, mais a un effet destructeur sur divers casinos locaux. Parmi les établissements les plus touchés figure le Casino de Chaudfontaine.

Une baisse de fréquentation allant jusqu’à 40%

Le casino de Chaudfontaine est attaché à Belcasionos, une filiale belge du groupe français Partouche, un groupe, qui est, lui aussi, en difficulté financière. Il vient de remercier 7 de ses travailleurs il y a quelques temps et cela a provoqué une vague de colère au sein des divers casinos  de la société belge. Jacques Frojman, interrogé par une foule de journaliste, a apporté donc des explications quant à cette décision de licenciement. Il a commencé par parler du contexte où se trouve le secteur en disant «On va vers la fin des jeux de table» Cette fin ne viendrait pas de la crise financière, comme beaucoup le pensent, selon les propos de cet homme le plus détesté depuis quelques temps par les travailleurs de casino en Belgique. Cette baisse de fréquentation aurait, pour cause, la loi anti-tabac, une loi appliquée dans le royaume depuis 2011, et qui a provoqué actuellement  une baisse de fréquentation allant de 30 à 40% dans tous les casinos belges.
«Je comprends leur colère, c’est dramatique. Mais la situation est critique pour tous les casinos belges.» a dit Jacques Frojman, en parlant des vagues de contestations au sein des casinos du groupe. Ces 7 individus ne sont pas les seuls à avoir été licenciés par le groupe en Belgique. On compte actuellement 70 remerciés dans les 4 implantations du groupe, à savoir, Chaudfontaine, Knokke, Dinant et Ostende. Frojman avait pourtant demandé aux syndicats qui le critiquent actuellement de l’aider à basculer cette loi mais aucun de leurs membres ne lui a fourni une réponse favorable. Il ne pourrait donc être que « désolé » pour ces licenciés.

Pourquoi ne pas prendre une solution à la Française ?

Pour justifier leurs colères, les syndicats se sont appuyés sur des chiffres émis par la Banque Nationale. Cette dernière parle en effet d’un bénéfice de 1466 euros en 2012 et de 13684 euros en 2011. Jacques Frojman et les dirigeants du groupe, évoquent une perte de 27 000 euros en 2011, d’un million d’euros en 2012 et de 900 000 euros entre le 1er janvier et le 31 septembre 2013.
Jacques Frojman a recommandé aux dirigeants des casino en ligne Belcasionos d’installer des machines à sous dans les espaces fumeurs pour essayer de freiner la chute du groupe. Cela lui a valu une poursuite en justice inventée par le ministère de la santé. La première instance a donné une décision favorable au ministère mais une injonction en appel a été faite par le patron du groupe.
Nous estimons qu’il est temps pour Frojman d’adopter une solution à la française en diversifiant ses offres (restaurants, concerts, espaces de loisirs accessibles aux mineurs par exemple).